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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 09:49






Tu ne m’échapperas pas. Je resterai à côté de toi et je te surveillerai. Quand tu lèveras la tête tu rencontreras mon regard. Quand tu la détourneras je serai dans toutes tes pensées. Ainsi je pèserais beaucoup dans chacun de tes choix. Tes choix ? Ils me seront soumis. Sans mon agrément ils ne seront que des vœux insatisfaits. Tu me bouderas et je te sourirai. Tu me parleras et je t’écouterais. Pour chaque question que tu poseras j’aurai la réponse. Une réponse longue, fournie, détaillée, argumentée. Je chasserai les mauvaises émotions qui polluent les idées justes et d’un ton pondéré je te démontrerais la validité de mon raisonnement. Bien sûr, au début, tu auras peur de moi. Pour t’évader tu ne reculeras devant rien. Tu essaieras de me séduire et tu minauderas. Tu t’offriras puis tu te refuseras. Tu me mordras et tu me grifferas. Jusqu’à un certain point d’ailleurs je te laisserais faire sans jamais me servir de ma force, quoique je te la ferai sentir, crois-le bien. Tes angoisses seront terribles mais à force de patience nous les vaincrons ensemble. Si nous n’y parvenons pas tout à fait, si tu as toujours peur de mourir, je te forcerai à consommer de l’Equanil. Je te promets que malgré tes sueurs et tes tremblements tu t’endormiras. Un jour, dans un mois, dans un an peut-être, la quiétude reviendra. Tu ne me promettras plus la tempérance car tu auras perdu l’espoir de te soustraire à mon traitement. Quand le papillon aura cessé de battre des ailes entre la table et ma paume, quand j’estimerai qu’il peut revoir la lumière sans aller s’y brûler, quand enfin la vie aura repris toute son intensité je desserrerai mon étreinte bienveillante. Oui ma chérie, cet alcool qui danse dans le verre que tu portes à tes lèvres finira par se taire. Je vais enfin reprendre la main. À partir d’aujourd’hui c’est moi qui serais tout pour toi…

 

 Récapitulons encore...





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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 17:44






Chère Marcelle,

 

Vous voir chez vous… J’en avais le désir. Cette affaire-là aussi est maintenant derrière nous…

Sur le pas de votre porte vous m’avez paru plus grande que d’habitude. En ce début d’après-midi le noir et la lumière du jour vous allaient drôlement bien. De douces appréhensions flottaient. Un essaim de petites émotions tourbillonnait si vite qu’il échappe encore à toute mise en mots, en pensées (et puis, je n’ai pas envie du tout d’aller fouiller là-dedans. C’est bien plus troublant de laisser tout ça me bousculer encore un peu…) Chez vous ! C’était au-delà de ce que j’imaginais pouvoir m’autoriser il y a peu encore… Bien sûr,  je me suis senti gauche (le pompon ? quand j’ai mis le chinois à thé sur votre mazagran ! J’avais bien vu que vous buviez un drôle de café, mais j’avais l’esprit occupé à je ne sais quelle idée, envolée maintenant…) Oui, gauche et maladroit… Mais malgré tout je me sentais bien à ma place. Je veux dire que j’étais là où je devais être à cet instant précis… Puis cette visite guidée, ce tour du propriétaire (euh non, du locataire…), mes hésitations au seuil de votre chambre, que vous avez senties, vos paroles qui m’ont parfois fait sourire, votre façon de passer devant moi pour descendre l’escaler de bois et le bruit de votre grande jupe, quand vous l’avez attrapée, afin qu’elle n’entrave pas votre descente… Notre couplet quasi-rituel, mais justifié,  sur les difficultés de nos boulots respectifs, puis enfin notre vitesse de croisière… Les bouquins, les photos de Plossu, les mots calligraphiés, les dessins… Tout ce qui nous a précédé…Qui était là avant nous… Qui nous a lié l’un à l’autre…Que nous avons rattrapé… Vous, plus près de moi, et les voix mieux posées, et les pages ouvertes, offertes… Nous (je) aurions pu épuisé votre bibliothèque entière…

Je ne me lasse pas de vous. Ça me pose gentiment question, mais pour autant que ce puisse être un acte volontaire, j’ai décidé de ne pas m’en soucier autrement que pour m’en réjouir… vous voilà prévenue… Et d’ailleurs nous avons bien cherché cette étrange situation. Voilà, j’ai voulu vous faire ce petit mot ce soir, parce que demain il m’aurait échappé, peut-être même serait-il devenu impudique… On est si vite rattrapé par soi-même…

« A tout bientôt »  Je vous embrasse…


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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 10:04







C’est fini maintenant, je veux qu’on me foute la paix. Cette journaliste, je ne veux plus la voir. C’est si loin cette affaire. Ça ne finira donc jamais ? A l’époque j’ai déjà tout dit au tribunal. J’étais juste payé pour emmener les enfants. J’allais les chercher à la pension Desvalleux et je les déposais chez le directeur. Je m’en souviens à peine de ces gamins-là. Sauf la petite, elle, je m’en rappelle un peu. Elle était drôlette. Elle ne parlait pas. Les deux gars n’étaient pas bien malins non plus. Je ne sais pas ce qu’ils allaient y faire chez le directeur. Je ne voulais pas le savoir. Ça ne me regardait pas. À l’époque j’avais les miens à nourrir, d’enfants. C’était juste après la guerre. Fallait se débrouiller et c’était bien payé. La journaliste, avec son sourire et ses photos, elle a beau jeu de venir m’emmerder. Je ne veux plus la voir. J’ai quatre-vingt-douze ans,  ici les infirmières sont gentilles avec moi. Tout est oublié maintenant. Faut pas que ça recommence. Moi aussi je vais crever. De toute façon ça les fera pas revenir les gamins. Faut qu’on me laisse. Qu’elle remballe son matériel et qu’elle retourne dans son journal… Je ne veux plus la voir… Qu’elle me fiche la paix… Pour le peu qu’il me reste…



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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 22:42



 

Nul ne sait où il a levé cette péronnelle. On le disait inconsolable après la mort de maman. Tiens, tu parles… Six mois plus tard il cavalait les thés dansants de tous les casinos de la Côte. Non mais quelle honte ! Il fallait le voir avec ses cheveux saturés de teinture noire, son tout nouveau dentier, son haleine mentholée et son cabriolet japonais. Ma femme l’appelait le veuf joyeux ! Ah, elle s’y entend sa pimbêche pour écosser son pognon ; restaurants gastronomiques, voyages aux Baléares, thalassothérapie… Toujours le pied levé…Et les toilettes ! Que du coûteux bien trop luxueux pour les mains calleuses de mon pauvre père. Tu vas filer mes collants dit-elle quand il lui caresse le genou avec un sourire niais…A son age… Ah là là…Lui qui s’est dévoué une vie entière à sa petite entreprise de plomberie, le voir croquer tout ce capital patiemment acquis avec maman à la caisse, ça nous fait mal. Il faut maintenant qu’on lui pose un pacemaker. « Pour tenir les cadences » dit-il en riant. C’est dégoûtant toute cette libido ranimée qui lui frise l’œil. Ma femme ne supporte plus tout ça.  Elle est en rogne après moi comme si j’y pouvais quelque chose. Elle doit me couver une dépression nerveuse. Pff, il ne manquerait plus que ça…

 


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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 01:04






Lui je le voyais dans un  PMU, près de la place d'Italie, le dimanche matin. Il choisissait ses canassons avec un jaune pour l'inspiration et une gitane sans filtre entre ses doigts jaunis. Souvent on trinquait ensemble. Un jour d'hiver de 1979 il a ramassé le méga gros lot. ... Ni une, ni deux, il a plaqué son boulot de vendeur de frigos chez Darty Réal, ainsi que sa femme et ses deux enfants. Il s'est tiré on sait pas où. On disait qu'il avait enfin réalisé son rêve.
Il y en a, parait-il, qui bouffent tout en moins de deux et qui reviennent penauds. Je n'en sais rien, mais lui, ce sacré Gégé, on l'a jamais revu...



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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 10:32







...était comme une âme en peine. Au lycée les garçons ne l'avaient pas vue. Ni pendant ses années d'université d'ailleurs. Elle était allée à quelques fêtes mais n'y avait jamais trouvé sa place. Elle avait fait des voyages de groupe avec des associations versées dans le culturel. Elle connaissait par coeur la Grèce et l'histoire de la renaissance italienne, mais pas les grecs, ni les italiens. Eux non plus ne l'avaient pas vue. Quand son chat est mort elle n'a pas cherché à le remplacer. Elle l'avait beaucoup aimé mais elle disait que ce petit animal était aussi une contrainte. Qu'elle était mieux seule. Elle avait renoncé à rencontrer un homme et n'en était pas triste. Maintenant, le mercredi matin, elle allait dans les quartiers donner un coup de main aux gens de la banque alimentaire. Finalement, pour tout le monde, c'était mieux comme ça.


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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 21:32





Miss Madeleine Labrèze

L’école des garçons, la veille des vacances d’été. Il pense que ça devait être en 1967. En est-il sûr ? Il répond que oui, presque. Et alors ? Veut-il bien dire ce qui s’est passé en cette fin d’année ? Veut-il bien préciser un peu ? Il croit qu’il peut. Il faut lui arracher les mots avec un chausse-pied à celui-là! Bernardin contient son agacement. Il met les mains à plat sur le bureau, sourit et croit mêler à son sourire beaucoup d’empathie. En lui-même il pense : « va-t-il le cracher son secret à deux balles… »  Il sourit encore, un peu plus fort, un peu plus mal. L’autre lève enfin la tête et, pas plus embarrassé que ça, se met à raconter :

        -- C’était la fin de l’année. De ma première année de grande école. Plus question de travailler. A l’époque il y avait une chanson qui faisait « au feu les cahiers… » Comme c’était l’usage, la veille des vacances, nous faisions des jeux dans la classe. La maîtresse, madame Labrèze (Ben oui, c’était son nom, et nous ne nous privions pas de faire de vilains jeux de mots) en avait trouvé un chouette. Un élève au tableau avait les yeux  bandés et un autre se mettait en face. Il fallait qu’il retrouve le nom du copain en le touchant. Pas un mot ne devait être échangé. L’un d’entre nous était particulièrement fort à ce jeu. En fait, nous avions compris qu’il trouvait facilement le nom de son camarade parce qu’il suivait à l’oreille son cheminement à travers la classe, ce qui lui permettait déjà de se faire une idée assez précise de qui il avait en face de lui, en fonction du coin d’où il venait. Et nous avions beau faire de grands efforts de discrétion il devinait toujours de quel pupitre nous arrivions. Quand ce fut à mon tour d’aller en face de lui madame Labrèze mit un doigt sur ses lèvres et me fit signe de ne pas bouger. Elle se déchaussa et vint me chercher, souple et silencieuse comme une chatte. Elle me prit très délicatement dans ses jolis bras nus et me serra contre elle. Nous fîmes un long tour dans la classe, tournant autour des tables pour que le copain aux yeux bandés soit perdu dans ses recherches auditives. Ce fut délicieusement interminable. Je la respirais à pleins poumons, me coulais contre elle, effleurais de ma joue la sienne…Elle me berçait et je sentis…

       -- Bon ! Ça va ! fit Bernardin. Ça va !... On a pigé !

Comme si Bernardin pouvait piger quelque chose… L’autre était redescendu d’un coup quarante ans en arrière. Il avait retrouvé sur fond d’odeur d’encre et de craie la douce chaleur de juin, la grande lumière d’été, la peau douce et salée de Labrèze…


 

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 08:16






Catherine et Thierry. Ils s'étaient rencontrés en première G3, à la rentrée 1977, dans un lycée technique du Pays de Bray. On les voyait toujours ensemble. Ils passaient les récrées à se lécher la trogne dans une salle bondée et aménagée pour les élèves où des trente-trois tours de Deep Purple, de Scorpions, de Tangerine Dream et de Yes tournaient inlassablement. Elle fumait des Camel, lui des Rothman rouges. En classe ils étaient fades et soumis mais ils s'étayaient l'un l'autre. Ils sont allés tant bien que mal jusqu'au baccalauréat, qu'ils ont eu au rattrapage avec le même nombre de points exactement. Elle a voulu faire une mauvaise école de commerce et s'est étalée. Lui a passé un concours et s'est retrouvé guichetier à la poste. Comme elle était mûre pour laver ses chaussettes ils se sont mariés. C'était en 1981. Ils sont partis en région parisienne et j'en ai profité pour les perdre de vue. L'autre soir j'ai revu Thierry à Questions pour un Champion. Il a grossi, il a des lunettes plus discrètes, mais il a perdu. J'ai cru comprendre qu'il n'était plus avec Catherine puisqu'il a passé le bonjour à sa « petite femme » Martine. Ça ne m'a d'ailleurs pas tellement étonné. C'était tout à fait le genre de type à changer sa Catherine pour une Martine.


 



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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 11:22





    C’était devenu une hantise la pause de dix heures trente. J’étais à peine installé dans la salle de repos que j’étais sûr de la voir se pointer. J’avais fini par renoncer à feinter car quoi que je fasse, que j’arrive un quart d’heure avant ou une demie heure après, elle m’y rejoignait toujours. Son œil triste, sa moue constante, ses épaules en accent circonflexe, pour peu que je m’y attarde une demie seconde, me filaient le bourdon. J’évitais son regard avec soin tandis qu’elle guettait le mien inlassablement. Nous n’échangions pratiquement rien. Je m’arrangeais pour clore toutes les conversations. Il y avait six mois que cette histoire pourtant s’était achevée. Du moins pour moi. Et quelle pauvre histoire… Quelques coucheries à l’arrache, très convenues, au bout  d’un baratin médiocre que j’avais déroulé avec la conviction d’un mauvais acteur de théâtre. Des banalités qui avaient pris toute la place dans son grand vide affectif. Après quelques orgasmes tièdes j’avais senti que le sujet était épuisé. Je lui avais dit avec douceur que notre aventure n’était pas viable mais elle n’avait pas voulu l’entendre. Elle m’avait un peu enquiquiné au téléphone mais elle était tombée une fois ou deux sur ma femme et n’avoir su que dire. Elle avait fini par tourner  sa rancœur contre elle-même.

    Un matin, je ne sais pas, pour jouer peut-être, avant d’aller en salle de pause je suis allé la chercher. Je lui ai dit que je voulais lui parler et j’ai pris plaisir à la voir se troubler. Elle m’a suivi et c’est moi qui ai mis les pièces dans la machine à café. Je lui ai tendu son gobelet bouillant. Nous ne nous sommes pas assis. J’ai pris un air inspiré, ne sachant trop ce que j’allais bien pouvoir raconter, puis c’est venu d’un  coup. Je lui ai dit que je voulais qu’elle soit la première informée du fait que j’allais demander à changer de service. Elle a soutenu mon regard, pour me jauger, comme font les héroïnes des feuilletons télés sud-américains. Elle avait un petit air comique. Elle a écrasé le gobelet avec son pouce pour souligner le dramatique de la situation. Elle a dit : « je comprends…oui… ce sera mieux pour nous deux… » Je me suis retenu de rire et ne sachant que faire j’ai repris sur le même ton « ce sera mieux…oui… » Et je l’ai plantée là-dessus pour dissimuler ma drôle de grimace.

    En passant devant le bureau de Nathalia je suis entré vite fait. Puisque je n’avais pas encore écoulé tout mon temps de pause je lui ai raconté l’anecdote. Je savais qu’elle allait apprécier car elle m’avait souvent taquiné sur les « yeux de crapaud mort d’amour » de mon ancienne conquête. Elle m’a mis un petit coup de poing sur le menton puis m’a caressé la joue. « toujours partant pour ce soir ? » m’a-t-elle demandé. Et je me suis entendu lui répondre « plus que jamais Nathalia, plus que jamais… »


 


Trois  petites histoires de gobelets...

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 11:58




Pour eux mon temps ne compte pas. La secrétaire m’a renvoyé à mon bureau et m’a signalé qu’elle me préviendrait de leur arrivée. Évidemment ils avaient trois quarts d’heure de retard. Ils ont toujours trois quarts d’heure de retard. J’ai relu mes notes, j’ai tortillé quelques trombones, j’ai pris connaissance des derniers mails. Je suis retourné aux toilettes. Enfin la secrétaire a appelé. J’ai pris plutôt les escaliers et j’ai vu qu’on avait changé le panneau du plan d’évacuation du bâtiment. Accréditation oblige. Elle m’a mené jusqu’au salon du directeur. Ils étaient là tous les trois et le gars de la DRH  avait par avance dégrafé son col. Son nœud de cravate était mesquin. Ils prenaient un café dans des tasses de porcelaine blanche. Un sucrier art déco contenait des petits pavés de sucre roux. J’ai déballé ma salade, motivé des créations de budgets pour des postes intermédiaires, suggéré des redéploiements. Tous les six mois on me fait le même coup. Tous les six mois, comme à d’autres, on me fait plancher sur des projets hautement hypothétiques. J’obtempère docilement et je leur ponds des écrits  comme on fait des cocktails ; avec une dose de ci, trois doses de ça et une pincée de trucmuche.… Ils m’ont écouté sans rien dire, assez distraitement d’ailleurs. A un moment le principal du département m’a demandé si je voulais moi aussi un café. J’ai dit oui parce que j’en avais terriblement envie. Il en a commandé un par téléphone à la secrétaire.

Elle l’a amené en moins d’une minute, sur un petit plateau, dans un gobelet, avec un sucre emballé et une cuiller en plastique.  Je l’ai bu rapidement et j’ai écrasé doucement le gobelet. Ils m’ont encore posé deux ou trois questions, celles précisément que j’attendais, puis ils m’ont remercié.

Quand je suis ressorti de là, j’avais à nouveau cette douleur à l’épaule qui sait si bien ruiner mes week-ends.



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