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Le Havre - Normandie - France

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 23:22















C'est marrant, elles étaient déjà assises là, dans ce square, il y a cinquante ans... Elles attendaient les deux gars fringants dont elles sont veuves maintenant. Elles se chicanent pour des bagatelles, tournent leur nez pour des riens mais sont copines depuis toujours.

Le samedi après-midi elles sont aux premières loges pour voir les mariés faire des photos sous les arbres, près du bassin. Elles font des pronostics sur la longévité des couples… "Y allez pas ! Ils seront divorcés avant qu'on soient mortes !». Elles balancent ça aux invités qui plaisantent en fumant et qui traînent pour aller poser sur la photo de groupe... Elles rigolent devant leurs mines interrogatives. Ça ne fait rire qu’elles, et encore, pas longtemps…

Mais elles savent aussi vieillir en silence. Parfois lassées par toutes ces heures qui se ressemblent, elles baillent. Leurs dentiers se décrochent et claquent. Ça les réveille à peine…

Quand on s'assoit à côté d'elles, elles ne se gênent pas pour vous dévisager mais dès qu'on les branche, elles sont bavardes. Il y a toujours un moment triste où elles finissent par dire que les années ont défilé trop vite. Pourtant, si on pousse l'entretien, elles estiment quand même que le temps est long... Au fond elles sont paradoxales. Quand on le leur dit, elles répliquent qu’elles ont passé l’âge de se faire insulter !

Entre nous, c'est le moment que je préfère pour mettre une tape sur le genou de Simone, pour me lever et me casser…



"Vies à la ligne" n'est pas arrivé partout... La distribution aurait pris un peu de retard... Cependant certains d'entre vous m'ont signalé qu'il était plus rapide d'aller le chercher en librairie (moi je vais ) que de le commander sur le Net. L'on peut bien sûr le commander sur le site Des Rêveurs...
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 11:03











Max a toujours de la sciure dans sa moustache. Il est menuisier en retraite, parait-il… Au bout du deuxième perniflard il dit qu'il va me filer un coup de main pour poser les placards dans la chambre de ma fille. On prend des rendez-vous, je l'attends, il vient pas... Il a l'air à chaque fois tellement catastrophé que j'ose pas l'engueuler. Mais ma gamine, qui ne sait rien de sa tronche de Gepetto contrarié, elle grognonne ! Déjà qu'elle est pas contente que maintenant je traîne un peu dans les bistrots, le soir, après le gratin… Elle, elle me dit que si j'avais commandé la pose en même temps, chez Casto, ça serait fait! Je peux quand même pas lui avouer que j'ai tiré ces foutus planches et cent vingt-cinq mètres de cuivre sur un chantier avec Lulu. Ça ferait encore des histoires. C’est qu’elle est pas commode ma fille ! Elle a le même caractère que sa mère…

Oh sa mère… Le tableau… Je supportais plus…

J’y ai foutu le chaud Roger dans les pattes, à ma grosse. Il était pas contre. Tu penses… Depuis qu’il est veuf, c’est pas souvent qu’il quimpe… On s’était arrangé tous les deux, mis d’accord sur le prix du service. Hé ! Entre nous, il se la pète le Roger, ses charmes valent pas le montant qu’il exige. Si j’ai banqué cher, c’est pour conclure vite… Je leur suis tombé sur le poil, entre deux dépannages, un midi, prétextant un yaourt pour compléter ma galtouse! Ah, fallait les voir ! Ma pauvre Maryse qui débordait de sa nuisette en satinette et mon Roger qui lui roulait des saucisses, le valseur à mi-cuisse… Ajoutez en bande son le canapé du salon qui grinçait rythmiquement ! Un régal d’amateur de cocasse ! Bon, passons… J’ai fait mon numéro ! « Salope!» que je gueulais, les bras en l’air… Et tandis qu’elle ramassait son string noir (pauvre Maryse…) pour battre en retraite dans la chambre à coucher, je faisais les deux pouces triomphants à mon cabot de Roger qui se marrait comme une baleine… « J’ai cru que t’allais jamais arriver » qu’il m’a dit à l’étouffée en remontant son falzar. On a beau avoir cinquante piges, on est restés gamins…

Trois jours après, penaude, elle avait foutu le camp. On s’emploie pendant des années à dégouter son conjoint sans succès alors qu’il suffit d’une combine amusante pour vous en débarrasser… Ce que c’est, tout de même, d’avoir de l’imagination… Où j’en étais ?…  Oui, ma fille… Je pensais qu’elle prendrait fait et cause pour sa vieille, moi, et qu’elle lui emboiterait la tangente… Ben, pas du tout ! Elle a pas digéré l’incartade de sa mère ! Veut plus la voir ! Elle s’impose une mission : rester avec moi pour pas que je me laisse abattre. Elle interprète mes apéros du soir comme des « tentatives d’automédications antidépressives » (elle ferait bien d’arrêter la fac de psycho, ça lui prend le chou !)…

Et en plus elle m’emmerde pour que je lui monte ses placards !!!  

Va falloir que je monte une bricole pour m’en débarrasser… Je crois qu’il est grand temps que je l’aide à conclure son œdipe…










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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 22:46










Bonne Année,

Soyez doux avec vous-même
Profitez bien de la vie comme elle est
Cessez de croire et d'espérer
Soyez
Ne vous laissez pas broyer les arpions par les demis sels
Mangez gras si vous l'assumez
Buvez dru les jours où ça rigole
Ouvrez grands vos quinquets et vos esgourdes
Faites confire les aulx dans leur capuchon
(un bienfait n'est jamais perdu...)
Embrassez qui vous voulez, Carmen sera toujours Carmen
Pensez que le meilleur arrive toujours par surprise

Et n'oubliez pas de venir faire un tour sur ce blog
(Mettez moi donc dans vos flux, c'est plus sûr...)
La grosse bise à tous


Sol










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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 15:04


 


Le jeu de gambettes des petites retraites...



Pourquoi qu'elle fait la gueule Raymonde? Elle s'est fait chourrer son I-Pod à la cantoche pendant qu'elle allait péniblement remplir la cruche... C'est encore Léon... On a trissé pour le rattraper... T'aurais vu la course poursuite des déambulateurs dans le couloir... Quand la porte de l'ascenceur s'est refermée sur sa bouille réjouie on a compris que c'était mort. L'infirmière est bien allée le voir, mais il a fait le dément, çui qui sait plus rien, qu'était pas là et qui voudrait encore du dessert... La vérité c'est que c'est pour son petit-fils... Il les revend à l'école et ils partagent le grisbi. De toute façon Raymonde, son I-Pod c'est que pour nous frimer, elle est encore plus sourde que Gigi la Moldu... Moi, les filles, j'ai qu'un conseil à vous donner! Surveillez la piaule du gars Léon. Dans pas longtemps il va y avoir du flambe et un coup à boire! Y aura même sûrement un peu de gambille... Question fémur, ça va craquer du col!...




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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 10:28








 

Un drôle de lascar qui savate à tout va, une teigne frustre qui n’entend rien, dont les yeux bleus, un peu bovins, crachent des éclairs quand ça barde… En voilà un qui, à seize ans, a déjà trois piges de sursis et une obligation de soins (il a fracassé un type qui lui a mis une petite tape à l’oreille un jour d’otite… Il a vu rouge, l’autre s’est retrouvé dans le comas avec des itt* à perte de vue…) Il a aussi décroché son pendu d’ancien beau-père et se prend des roustes par le tout nouveau, un gros gabarit qui lui écrase la face dans tous les coins de porte ! Il a une dent cassée en biais qui brille le samedi soir dans la lumière des spots du Fergusson Box, où il tente de lever des filles… Il dit que ça marche. Je ne me suis pas permis de mettre en doute sa parole…

 

 

 

*Interruption temporaire de travail


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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 12:15


Marjorie, toute engluée dans le désir de sa mère, fait de jolies caprices de starlette... Elle touche à tout, n'écoute rien, ne comprend pas grand chose et tutoie tous les adultes. Sa mère pense avoir pondu-là une merveille incontestable. Pendant que je m'occupais de sa fille je l'ai autorisée, pour patienter et la faire taire,  à farfouiller dans ma bibliothèque. Elle est tombée sur des images de Jake et Dinos. Mauvaise pioche. Je ne crois pas qu'elle viendra chercher, ni ne me paiera, le portrait de sa fille...


 

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 12:31

Préfigurations.com a fait un entretien sur mon travail…

Il est tout chaud,  j’ai fini de répondre aux questions hier soir in the night…

 

Il suffit de cliquer sur l’image et hop ! On y est…

 

Merci à tous de vos visites… A bientôt…

 

Soluto


 




L’entretien est aussi là :

 

 

http://www.prefigurations.com/36flou/flou_soluto.htm

 

 

Le diaporama là :

http://www.prefigurations.com/36flou/soluto/index.html

 

 

Et le site Prefigurations.com ici

www.prefigurations.com





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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 16:00










Oh la dure de soirée! Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas bu comme des brutes ainsi… Je sais pas où il avait dégoté ses cubitainers le Antoine mais c’était du bon… Du Faugères, parait-il… Connaissais pas… J’avais envie d’une soirée comme ça, un peu brutale question bibine et très chaleureuse question causette. On était le bon nombre ; quatre gars, quatre filles… On se connaît depuis vingt piges (sauf un, qui a rejoint le groupe en faisant affaire avec Laura, qu’était bien plus mal lotie avant avec son drôle de sournois jaloux…) Nos enfants ont tous à peu près le même age. On se les est trimbalés en couffins, en poussettes… On les a vu pousser comme des champignons, se décoller de nos basques, tracer leur début de route, et maintenant on y est ! On se retrouve enfin comme avant ! Sans gamins dans nos pattes à ramener endormis et enroulés dans des couvertures usées… Les voilà ados. Ils préfèrent MSN et les copains idiots. Nous boudent enfin ! Il était temps… Pendant le repas j’étais encore à côté de Catherine. On s’aime bien. Un moment elle s’est mise en tête de m’expliquer que même à l’approche de la cinquantaine les femmes ont des désirs sexuels, comme les hommes. Je faisais des oui oui de la tête, pour la faire taire, parce qu’elle me faisait rater une discussion importante, qui animait le restant de la tablée, sur le nouveau président. Peine perdue ! Elle était convaincue, ne voulait pas en démordre… J’avais beau dire que j’étais d’accord avec sa merveilleuse découverte, que je n’avais jamais pensé autrement et qu’on pouvait passer à la politique intérieure, rien à faire ! Pour être plus persuasif je l’ai cadrée en gros plan. Mes yeux dans les siens, qu’elle avait, faut concéder, bien explosés… Je me suis senti menacé… Je suis allé remplir la carafe en cuisine pour faire diversion. Je me suis un peu attardé et Antoine m’a rejoint. Il m’a expliqué un truc au niveau des ateliers d’ergothérapie de l’hôpital qui m’a bien fait rire. Sur son frigo il y avait un bouquin de Coe, il en a (bien) parlé et j’étais content. C'est-à-dire qu’à ce moment-là j’ai eu conscience de mon bien-être. J’ai même cessé d’entendre ce qu’il disait pour écouter le doux silence de ma tranquillité d’âme. Puis j’ai raccroché la conversation, on a trinqué et on est retourné dans la salle. Catherine, cette fois, haranguait Suzette, Caroline et Laura sur les vertus du string. La vilaine faisait des procès d’intention sur les tenues pseudo vieillottes de nos légitimes… Je sentais qu’on n’était pas prêts de remettre le cap sur Sarko… Ensuite la soirée a continué de rouler sur le pire et le meilleur. Jusqu’à trois heures et des broquilles. Mais ce matin, j’avais mal aux cheveux… Un gramme de paracétamol et du citrate de bétaïne m’ont remis d’équerre…

A dix heures j’étais opérationnel…

 

 


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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 23:19






      On remontait tranquillement vers Saint Adresse. Elle avait mis des vieux trucs dans le mp3. Des morceaux de Mancini, et aussi de Peterson et Gillespie. On avait l'air fin, chacun une oreillette dans l'oreille, absorbés par la musique. En marchant elle a roulé une cigarette. Une fois léchée de son bout de langue rose et collée d'un geste expert elle me l'a tendue pour que je l'allume. J'ai, bien sûr, été surpris. On faisait comme ça naguère, mais il y a quand même des années que j'ai arrêté de fumer. Des fois, j'en suis sûr, elle me prend pour un autre... Sans doute pour celui que j'étais avant. On s'est assis ensuite devant cette maison-là parce que je voulais la dessiner. Elle s'est posée à côté de moi pour profiter d'Alone Together du vieux Dizzy. Puisqu'elle était là, je lui ai demandé de me tenir mon pot d'eau et ma soucoupe aux trois gouttes d'encre. Elle a rechigné, puis elle a cédé. Assez rapidement quand même elle a dit: "Allez, c'est bon, tu finiras plus tard..." J'ai voulu faire durer le plaisir mais elle m'a dévissé l'oreillette, est allée vider la flotte dans le caniveau et a posé la soucoupe sur  le bord du trottoir. Puis elle s'est tirée. J'ai trouvé que c'était une jolie fin. Qu'elle n'espère pas que je la rappelle...


 
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 12:23






Viens donc te plaindre toi là-bas ! Approche … Viens dans mon bureau, je vais t’expliquer comment tout ça fonctionne… N’aie pas peur, nigaud, je vais pas te bouffer… Viens poser tes miches dans le fauteuil en mauvais tissu qui me fait face. L’odeur de mon eau de toilette te changera de celle de tes copains puent la sueur. Te laisse pas impressionner… Mon blazer, mon brushing et ma cravate à pois ne sont là que pour le décor… Reprenons tout depuis le début… Tu sais, j’entends bien tes plaintes et tes revendications, mais, pas de bol, je ne peux pas y faire grand-chose… Prends plutôt conscience de ta position de citron, t’auras compris quelque chose… Tu nous appartiens à moitié et tu as le cul posé sur le pointu de notre presse-agrume. Pas confortable hein ? Je te comprends… C’est un peu douloureux. On ne s’y fait pas vraiment. Moi, je suis la main qui t’enfonce et te fais tourner sur toi-même. Je me régale du bon jus qui coule, qui alimente notre belle productivité, nos profits, comme tu dis… Tu piges l’image ? T’énerve pas… De l’autre côté de cette main qui t’écrase il y a un bras puissant et un corps gigantesque qui pèsent de tout leurs poids sur nous deux. Je ne suis qu’un intermédiaire.  Pas grand-chose non plus… Mon rôle est de faire semblant de t’écouter, de voir ce que je peux tirer de toi, et de te jeter si je te sens usé, faible et fragile. Tu peux râler, pester, organiser ta défense ; puisque rien ne t’appartient tu perdras toujours. Nous sommes toi et moi dans un même système qui nous échappe, qui nous surpasse, et dont la volonté est plus forte que nous… Tu n’as aucun choix. Ne pas le reconnaître revient à gratter une blessure qui suinte déjà beaucoup trop… Réfléchis à tout ça et cesse d’espérer quoi que ce soit… Accepte la réalité comme elle est, tu gagneras du temps… Voilà, je t’ai tout dit… Faut que tu te tires maintenant. On traîne, on traîne et je vais être obligé de te décompter une heure… Ce serait moche d’en arriver là… Allez, vas-y, et n’oublie pas de dire aux camarades qu’il faut tenir les cadences…

 

 


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