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Le Havre - Normandie - France

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 19:21


Je vous souhaite, à tous, une bien belle année... Qu'elle soit pleine de surprises, d'aventures et de découvertes... (et merci encore pour vos visites de plus en plus nombreuses...)

Allez Zou! Je commence avec ce post...


Fillettes déguisées... Acrylique sur toile   130x97 cm


Je mettrai des détails de cette toile sur mon site lors de la prochaine mise à jour. Elle est prévue pour mi janvier...






 


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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 14:07




Elle me dit: "Celui-ci plonge de mon bureau vers le premier étage..."



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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 19:07




Petit dessin réalisé à Noël en écoutant des vieilleries assez sirupeuses, parfois chics, souvent insupportables pour l'entourage... Des exemples? euh... disons I'll be home for Christmas  de Presley ou O Little Town Of Bethlehem par le même, avec dans la foulée Es war etwa fünf Uhr früh   ou  Sie trifft ihn... Ajoutons pour faire bonne mesure You Stepped Out of a Dream et I didn't Know What Time It Was du jeune et pétillant (à l'époque) Brubeck... Plus tout un tas d'autres morceaux qui n'intéressent plus que moi et que je vous épargne...


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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 12:42




Encore un petit coin de rue havrais qui finira sans doute par sauter et qu'il faut capturer avec un peu d'encre avant qu'il ne soit trop tard...


Si vous aimez mes petits paysages voici un fond d'écran à télécharger ici


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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 11:22





    C’était devenu une hantise la pause de dix heures trente. J’étais à peine installé dans la salle de repos que j’étais sûr de la voir se pointer. J’avais fini par renoncer à feinter car quoi que je fasse, que j’arrive un quart d’heure avant ou une demie heure après, elle m’y rejoignait toujours. Son œil triste, sa moue constante, ses épaules en accent circonflexe, pour peu que je m’y attarde une demie seconde, me filaient le bourdon. J’évitais son regard avec soin tandis qu’elle guettait le mien inlassablement. Nous n’échangions pratiquement rien. Je m’arrangeais pour clore toutes les conversations. Il y avait six mois que cette histoire pourtant s’était achevée. Du moins pour moi. Et quelle pauvre histoire… Quelques coucheries à l’arrache, très convenues, au bout  d’un baratin médiocre que j’avais déroulé avec la conviction d’un mauvais acteur de théâtre. Des banalités qui avaient pris toute la place dans son grand vide affectif. Après quelques orgasmes tièdes j’avais senti que le sujet était épuisé. Je lui avais dit avec douceur que notre aventure n’était pas viable mais elle n’avait pas voulu l’entendre. Elle m’avait un peu enquiquiné au téléphone mais elle était tombée une fois ou deux sur ma femme et n’avoir su que dire. Elle avait fini par tourner  sa rancœur contre elle-même.

    Un matin, je ne sais pas, pour jouer peut-être, avant d’aller en salle de pause je suis allé la chercher. Je lui ai dit que je voulais lui parler et j’ai pris plaisir à la voir se troubler. Elle m’a suivi et c’est moi qui ai mis les pièces dans la machine à café. Je lui ai tendu son gobelet bouillant. Nous ne nous sommes pas assis. J’ai pris un air inspiré, ne sachant trop ce que j’allais bien pouvoir raconter, puis c’est venu d’un  coup. Je lui ai dit que je voulais qu’elle soit la première informée du fait que j’allais demander à changer de service. Elle a soutenu mon regard, pour me jauger, comme font les héroïnes des feuilletons télés sud-américains. Elle avait un petit air comique. Elle a écrasé le gobelet avec son pouce pour souligner le dramatique de la situation. Elle a dit : « je comprends…oui… ce sera mieux pour nous deux… » Je me suis retenu de rire et ne sachant que faire j’ai repris sur le même ton « ce sera mieux…oui… » Et je l’ai plantée là-dessus pour dissimuler ma drôle de grimace.

    En passant devant le bureau de Nathalia je suis entré vite fait. Puisque je n’avais pas encore écoulé tout mon temps de pause je lui ai raconté l’anecdote. Je savais qu’elle allait apprécier car elle m’avait souvent taquiné sur les « yeux de crapaud mort d’amour » de mon ancienne conquête. Elle m’a mis un petit coup de poing sur le menton puis m’a caressé la joue. « toujours partant pour ce soir ? » m’a-t-elle demandé. Et je me suis entendu lui répondre « plus que jamais Nathalia, plus que jamais… »


 


Trois  petites histoires de gobelets...

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 15:52






Que le meilleur vous tombe dessus!
Amusez-vous bien et revenez vite sur le blog...

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 11:58




Pour eux mon temps ne compte pas. La secrétaire m’a renvoyé à mon bureau et m’a signalé qu’elle me préviendrait de leur arrivée. Évidemment ils avaient trois quarts d’heure de retard. Ils ont toujours trois quarts d’heure de retard. J’ai relu mes notes, j’ai tortillé quelques trombones, j’ai pris connaissance des derniers mails. Je suis retourné aux toilettes. Enfin la secrétaire a appelé. J’ai pris plutôt les escaliers et j’ai vu qu’on avait changé le panneau du plan d’évacuation du bâtiment. Accréditation oblige. Elle m’a mené jusqu’au salon du directeur. Ils étaient là tous les trois et le gars de la DRH  avait par avance dégrafé son col. Son nœud de cravate était mesquin. Ils prenaient un café dans des tasses de porcelaine blanche. Un sucrier art déco contenait des petits pavés de sucre roux. J’ai déballé ma salade, motivé des créations de budgets pour des postes intermédiaires, suggéré des redéploiements. Tous les six mois on me fait le même coup. Tous les six mois, comme à d’autres, on me fait plancher sur des projets hautement hypothétiques. J’obtempère docilement et je leur ponds des écrits  comme on fait des cocktails ; avec une dose de ci, trois doses de ça et une pincée de trucmuche.… Ils m’ont écouté sans rien dire, assez distraitement d’ailleurs. A un moment le principal du département m’a demandé si je voulais moi aussi un café. J’ai dit oui parce que j’en avais terriblement envie. Il en a commandé un par téléphone à la secrétaire.

Elle l’a amené en moins d’une minute, sur un petit plateau, dans un gobelet, avec un sucre emballé et une cuiller en plastique.  Je l’ai bu rapidement et j’ai écrasé doucement le gobelet. Ils m’ont encore posé deux ou trois questions, celles précisément que j’attendais, puis ils m’ont remercié.

Quand je suis ressorti de là, j’avais à nouveau cette douleur à l’épaule qui sait si bien ruiner mes week-ends.



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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 23:22





Poste à essence, vingt-trois heures, mauvais jus, long, non sucré, un euro cinquante. Deux essais. Le premier j'assiste, impuissant, au filet baveux qui s'écoule sur le flanc du gobelet qui s'est installé de traviole... En voulant le redresser je me brûle les doigts. A la caisse la fille ne discute pas et me suit sans un mot. Elle ouvre la bécane, recale les gobelets, met elle-même les deux pièces. Cette fois ça coule droit, ça crépite même un peu. C'est brun, c'est jaune, c'est crémeux.
Je siffle ce truc, qu'on ne peut décemment pas appeler un café, en regardant par la baie vitrée les voitures qui passent au loin sur l'autoroute. On est en décembre, Noël approche, je n'ai encore rien acheté pour gâter ceux qui me sont proches... J'écrase le gobelet doucement en faisant attention au craquement qu'il produit.  En retournant à la voiture je vois la douane sur le parking. Je n'ai rien à cacher mais je ne voudrais pas qu'ils fouillent la voiture, enfin pas ce soir... Non, surtout pas ce soir...


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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 23:12





Couloir, lavabo, tu voudrais que ça débouche sur quoi?

Ce soir je me souviens du "Play Blessures"
De la mansarde rue Jean-Jacques Rousseau
Du cosy-corner, du couvre-lit chenille jaune,
Des craven A  et des Gitanes fumées à la fenêtre
D'une paire de bottes Go-West à talons hauts
Des dessins de Jean Solé et de Gotlib dans Pilote,
De l'odeur du linoléum de la salle d'eau
De la première lecture de Pierrot mon ami
Et aussi de celles des Ritals et des Russkoff
De mon magnétophone à cassettes Telefunken en formica

Ce soir je m'autorise à penser au  "Play Blessures"
 car ma journée a été infiniment douce...




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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 08:09




Encre de chine


Il y a des dimanches matins comme ça, qui ne font même pas suite à des samedis soirs excessifs...  J'enrage de ces maux de tête sans culpabilité qui vous mettent quelques heures en standby...


Sinon, trouvé chez Marc-Aurèle, ces petites phrases à l'allure très spinoziste:

Tout s'accomplit selon la nature du Tout, et non selon quelque autre nature qui envelopperait le monde par le dehors, qui serait au dedans enveloppé par lui, ou qui serait à part et distincte.

ou encore

Il ne faut pas s'irriter contre les choses car elles ne s'en soucient pas.

Après tout, quelle raison y aurait-il pour qu'il n'y ait que moi qui aie mal aux cheveux?...



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