Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog


Le Havre - Normandie - France

06 87 39 89 03


solutoblog@free.fr

Recherche


 

 

 

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

Glaces sans tain disponible ici

 

Le Dilettante

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

 

  Vies à la ligne disponible ici 

 

29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 10:32





Une route pour longer des vies abritées sous vingt-cinq ans de crédit...

Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 22:42



 

Nul ne sait où il a levé cette péronnelle. On le disait inconsolable après la mort de maman. Tiens, tu parles… Six mois plus tard il cavalait les thés dansants de tous les casinos de la Côte. Non mais quelle honte ! Il fallait le voir avec ses cheveux saturés de teinture noire, son tout nouveau dentier, son haleine mentholée et son cabriolet japonais. Ma femme l’appelait le veuf joyeux ! Ah, elle s’y entend sa pimbêche pour écosser son pognon ; restaurants gastronomiques, voyages aux Baléares, thalassothérapie… Toujours le pied levé…Et les toilettes ! Que du coûteux bien trop luxueux pour les mains calleuses de mon pauvre père. Tu vas filer mes collants dit-elle quand il lui caresse le genou avec un sourire niais…A son age… Ah là là…Lui qui s’est dévoué une vie entière à sa petite entreprise de plomberie, le voir croquer tout ce capital patiemment acquis avec maman à la caisse, ça nous fait mal. Il faut maintenant qu’on lui pose un pacemaker. « Pour tenir les cadences » dit-il en riant. C’est dégoûtant toute cette libido ranimée qui lui frise l’œil. Ma femme ne supporte plus tout ça.  Elle est en rogne après moi comme si j’y pouvais quelque chose. Elle doit me couver une dépression nerveuse. Pff, il ne manquerait plus que ça…

 


Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 00:39




Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 00:32




L'appel des brosses...


Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 01:04






Lui je le voyais dans un  PMU, près de la place d'Italie, le dimanche matin. Il choisissait ses canassons avec un jaune pour l'inspiration et une gitane sans filtre entre ses doigts jaunis. Souvent on trinquait ensemble. Un jour d'hiver de 1979 il a ramassé le méga gros lot. ... Ni une, ni deux, il a plaqué son boulot de vendeur de frigos chez Darty Réal, ainsi que sa femme et ses deux enfants. Il s'est tiré on sait pas où. On disait qu'il avait enfin réalisé son rêve.
Il y en a, parait-il, qui bouffent tout en moins de deux et qui reviennent penauds. Je n'en sais rien, mais lui, ce sacré Gégé, on l'a jamais revu...



Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 10:32







...était comme une âme en peine. Au lycée les garçons ne l'avaient pas vue. Ni pendant ses années d'université d'ailleurs. Elle était allée à quelques fêtes mais n'y avait jamais trouvé sa place. Elle avait fait des voyages de groupe avec des associations versées dans le culturel. Elle connaissait par coeur la Grèce et l'histoire de la renaissance italienne, mais pas les grecs, ni les italiens. Eux non plus ne l'avaient pas vue. Quand son chat est mort elle n'a pas cherché à le remplacer. Elle l'avait beaucoup aimé mais elle disait que ce petit animal était aussi une contrainte. Qu'elle était mieux seule. Elle avait renoncé à rencontrer un homme et n'en était pas triste. Maintenant, le mercredi matin, elle allait dans les quartiers donner un coup de main aux gens de la banque alimentaire. Finalement, pour tout le monde, c'était mieux comme ça.


Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 01:06




On avait enclenché le retardateur et on avait posé l'appareil sur le capot de la R12 bleue... Qui pouvait prévoir?...

Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 14:59





1938-1989

C'était à la fin des années cinquante. Au grand jeu du bilboquet social, quand elle s'était jetée dans le monde, Anita avait su retomber, bouche ouverte, sur un beau parti qu'elle avait dévoré tout cru...

 


Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 21:32





Miss Madeleine Labrèze

L’école des garçons, la veille des vacances d’été. Il pense que ça devait être en 1967. En est-il sûr ? Il répond que oui, presque. Et alors ? Veut-il bien dire ce qui s’est passé en cette fin d’année ? Veut-il bien préciser un peu ? Il croit qu’il peut. Il faut lui arracher les mots avec un chausse-pied à celui-là! Bernardin contient son agacement. Il met les mains à plat sur le bureau, sourit et croit mêler à son sourire beaucoup d’empathie. En lui-même il pense : « va-t-il le cracher son secret à deux balles… »  Il sourit encore, un peu plus fort, un peu plus mal. L’autre lève enfin la tête et, pas plus embarrassé que ça, se met à raconter :

        -- C’était la fin de l’année. De ma première année de grande école. Plus question de travailler. A l’époque il y avait une chanson qui faisait « au feu les cahiers… » Comme c’était l’usage, la veille des vacances, nous faisions des jeux dans la classe. La maîtresse, madame Labrèze (Ben oui, c’était son nom, et nous ne nous privions pas de faire de vilains jeux de mots) en avait trouvé un chouette. Un élève au tableau avait les yeux  bandés et un autre se mettait en face. Il fallait qu’il retrouve le nom du copain en le touchant. Pas un mot ne devait être échangé. L’un d’entre nous était particulièrement fort à ce jeu. En fait, nous avions compris qu’il trouvait facilement le nom de son camarade parce qu’il suivait à l’oreille son cheminement à travers la classe, ce qui lui permettait déjà de se faire une idée assez précise de qui il avait en face de lui, en fonction du coin d’où il venait. Et nous avions beau faire de grands efforts de discrétion il devinait toujours de quel pupitre nous arrivions. Quand ce fut à mon tour d’aller en face de lui madame Labrèze mit un doigt sur ses lèvres et me fit signe de ne pas bouger. Elle se déchaussa et vint me chercher, souple et silencieuse comme une chatte. Elle me prit très délicatement dans ses jolis bras nus et me serra contre elle. Nous fîmes un long tour dans la classe, tournant autour des tables pour que le copain aux yeux bandés soit perdu dans ses recherches auditives. Ce fut délicieusement interminable. Je la respirais à pleins poumons, me coulais contre elle, effleurais de ma joue la sienne…Elle me berçait et je sentis…

       -- Bon ! Ça va ! fit Bernardin. Ça va !... On a pigé !

Comme si Bernardin pouvait piger quelque chose… L’autre était redescendu d’un coup quarante ans en arrière. Il avait retrouvé sur fond d’odeur d’encre et de craie la douce chaleur de juin, la grande lumière d’été, la peau douce et salée de Labrèze…


 

Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 08:16






Catherine et Thierry. Ils s'étaient rencontrés en première G3, à la rentrée 1977, dans un lycée technique du Pays de Bray. On les voyait toujours ensemble. Ils passaient les récrées à se lécher la trogne dans une salle bondée et aménagée pour les élèves où des trente-trois tours de Deep Purple, de Scorpions, de Tangerine Dream et de Yes tournaient inlassablement. Elle fumait des Camel, lui des Rothman rouges. En classe ils étaient fades et soumis mais ils s'étayaient l'un l'autre. Ils sont allés tant bien que mal jusqu'au baccalauréat, qu'ils ont eu au rattrapage avec le même nombre de points exactement. Elle a voulu faire une mauvaise école de commerce et s'est étalée. Lui a passé un concours et s'est retrouvé guichetier à la poste. Comme elle était mûre pour laver ses chaussettes ils se sont mariés. C'était en 1981. Ils sont partis en région parisienne et j'en ai profité pour les perdre de vue. L'autre soir j'ai revu Thierry à Questions pour un Champion. Il a grossi, il a des lunettes plus discrètes, mais il a perdu. J'ai cru comprendre qu'il n'était plus avec Catherine puisqu'il a passé le bonjour à sa « petite femme » Martine. Ça ne m'a d'ailleurs pas tellement étonné. C'était tout à fait le genre de type à changer sa Catherine pour une Martine.


 



Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article