Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog


Le Havre - Normandie - France

06 87 39 89 03


solutoblog@free.fr

Recherche


 

 

 

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

Glaces sans tain disponible ici

 

Le Dilettante

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

 

  Vies à la ligne disponible ici 

 

14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:21

 

 













 







 

 

 

 

Revers liftés et plaintes à l'inspection...








 







Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:48

 

 













 







 

 

 

Le profil à pointes multiples de ma grande Clothilde ressemble à la carte d’un pays imaginaire.

C’est un territoire asséché, ridé, piqué de taches rousses qui affleurent sous un terreau de poudre meuble. Des talus duveteux, poncés studieusement par des nymphes de salon, sont finement retroussés. Dans les vallées qui serpentent sous la squame flasque et translucide des larmes étirées de toxine botulinique se désagrègent. Le matin, sous ses yeux morts, des poches gorgées de sang décoloré, entre le mauve et la garance, stagnent longtemps avant de se dissoudre. Des épines d’ivoire jauni, ébréchées et renflouées d’amalgames gris perle, s'allongent sous des barrières de coraux qui s’émiettent.

Des lianes de filasse tressée, palies par le soleil amolli du Touquet Paris Plage, sont couchées sur des pavillons tourmentés aux fraîcheurs d’ombres bleues. Le lobe, qui coule sur la joue et s’affaisse, est percé d’un anneau d’or.

Sur sa face interne un prénom passé de mode fini de disparaître. 










 







Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 11:59

 

 

 

 

 
















 


 

Dès que vous l’avez aperçu vous m'avez dit vouloir plonger vos deux mains dans le pelage du grand tigre blanc de Cerza. Vous étiez excitée comme une puce. Je ne vous tenais plus… Vous vantiez l'éclat de sa robe,  vous ne tarissiez plus d'éloges sur sa puissance et sa souplesse. Sur ses griffes rétractiles et assassines vous teniez des propos à double sens dont l’innocence était douteuse.

 

Ah ! Si l’on vous promène, vous, mieux vaut ne pas être jaloux !

 

Et quand il vous a fixée, qu’il a penché sa tête d’un air matois, hum, j'ai bien  vu qu'il salivait pour votre rousseur, qui lui fait tant défaut, et pour votre fragilité qui vous a instantanément transformée en demoiselle de garenne. Ce grand félin, filou, derrière son air con, vous imaginait en plat du jour, ou en amuse-gueule, bien craquante sous le croc...

Et vous, Bécassine, vous minaudiez, prête à fondre… Vous lui serviez, quelle indécence, du « minou, minou… » en frétillant tellement dans votre robe légère, si joliment miroitante dans le soleil, que j’en étais gêné…

 

Vous aviez du mal à vous quitter, tous les deux! Bonjour l’hypnose !

 

On n’allait pas non plus y passer le réveillon ! Pour tenter de vous rapprocher de moi je vous ai dit toutes ces choses drôles qui vous ravissaient la veille, j’ai remis en place une mèche de vos cheveux, et j'ai voulu vous entraîner plus loin. « Restons encore un peu… » m’avez-vous dit, distraite.

Chipie…

 

Bon ! Je peux bien vous le dire maintenant que ma colère est retombée, je n'ai pas aimé que vous me disiez d'un ton sec et agacé, tout en vous délivrant vivement de mon bras, que vous n'aimiez pas les potamochères !

 

Je ne sais toujours pas comment je dois le prendre…

 

Du coup, je me demande encore si je vais vous emmener caresser la raie à Nausicaà, comme promis, dimanche prochain…

 

 


 

 



Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:16

 

 













 


 

 

 

 


 

Le visage chafouin du gars Larry correspond bien à mon enthousiasme. Je veux dire question retour en Normandie...

 

 

Si j'ai vu de belles choses ici ou là pendant mon périple? C’est rien de le dire... Des merveilles. Des trucs intimes qui ne se partagent pas bien par le web.

 

Si j'en ai vu de drôles? Ah bah oui alors...

Allez, prenons un exemple au hasard. Figurez-vous qu’un gars a réussi à caser au Guggenheim de Bilbao le contenu d'un container rempli de déchets de chantiers… Des plaques ébréchées de placo, des débris de plâtre, des bidons ou des lames de stores tordues... Il a éparpillé tout ça en quelques îlots dans une grande salle magnifique et c'est devenu une œuvre d'art. Fortiche non?

On vous raconte la démarche de l’artiste dans des audiophones sur un ton convaincu.  Du papotage. Ça parle de sculptures éphémères. Il est question de la « recherche de l’auteur ». Entre nous ça cherche plus que ça trouve dans cette salle-là…

Personne parmi les visiteurs en tongs ne moufte…  On tourne autour des petits tas, des monticules, des étalages en se demandant si c’est pas un gag pour la caméra cachée. On est quand même sans illusions parce qu’on en a vu d’autres, ailleurs. On pourrait sourire, mais non. On prend des airs concernés ou des mines profondes. Certains prennent des notes. Sans doute qu’on a la trouille de passer pour d’affreux réactionnaires qui ne comprendraient rien à l’art contemporain.

Des fois, moi, j’ai peur de trop bien comprendre… Je veux dire le réseau, les cooptations, l’intérêt des complices à maintenir l’illusion d’une certaine forme d’intelligence… C’est un petit monde plutôt incestueux, l’art contemporain institutionnel… Il y a de la dégénérescence. Je trouve que les derniers poulots ont l’air taré. Faudrait pouvoir voir les caryotypes avant de se prononcer définitivement…

Passons, on connaît tout ça… D’autres savent mieux que moi tailler les costards et ne sont pas plus entendus.

 

Je sens des futés, derrière leurs écrans, qui se demandent pourquoi je persiste à aller me faire du mal dans des endroits pareils…  C’est parce que, parfois, on y trouve quand même de belles choses (un commissaire d’exposition ou un conservateur  n’est jamais à l’abri d’un acte manqué !)

C’est aussi parce que ça renforce mon intérêt pour les sans-noms, talentueux ou pas, les besogneux et les tâcherons de la peinture qui font des travaux sensas ou consternants, les humbles artistes qui accrochent peu, ou mal, et qui bossent dans leur coin sans le soutien de personne.

Hé ! Oh ! ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je sais que le gros de cette troupe est aussi composé de gros nuls. Je ne chante pas le contraire ! Je dis juste qu’on n’est pas obligé de venir avec son bagage de morgue pour y faire son marché et qu’ils ne vous payent pas de mots… Ce n’est déjà pas si mal.


La prochaine fois je serai moins bavard…

Je compte sur un retour à l’atelier pour calmer certaines de mes passagères aigreurs…

 

 







Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 00:00

 

 













 


 

 

 

Tout ça pour vous dire que moi aussi, parce que j'ai été sage et que j'ai bien travaillé, je pars voir ailleurs si le soleil ne pourrait pas me rosir les arpions...  J'emmène mon bloc... On sait jamais...

Allez, la grosse bise qui claque et à bientôt... (J’ai bien travaillé, mais je ne suis pas riche et je ne pars pas très longtemps... De toute façon trop longtemps, trop loin de mes crayons et de mes pinceaux, je deviens grognon et c'est pas bon pour mon image...) 










 







Repost 0
Published by Soluto - dans soluto
commenter cet article
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 22:12

 

 













 


 

 

 

 












Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 09:56

 

 













 






 




Récitant Jules Laforgue il se disait pour lui-même:

 

— Oh ! qu’ils sont chers les trains manqués
    Où j’ai passé ma vie à faillir m’embarquer !....








Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 13:35

 

 













 


 

 

 

C'est rue de la Crique que j'ai fait mes classes

Au Havre dans un bar tenu par Chloé

C'est à Tampico qu'au fond d'une impasse

J'ai trouvé un sens à ma destinée

On dit que l'argent est bien inodore

Le pétrole est là pour vous démentir

Car à Tampico quand ça s'évapore

Le passé revient qui vous fait vomir

 

C'est là qu'j'ai laissé mes joues innocentes

Oui à Tampico je m'suis défleurie

Je n'étais alors qu'une adolescente

Beaucoup trop sensible à des tas d'profits

Les combinaisons n'sont pas toujours bonnes

Comme une vraie souris j'ai fait des dollars

Dans ce sale pays où l'air empoisonne

La marijuana vous fout le cafard

 

On m'encourageait j'en voyais de drôles

Je vidais mon verre en fermant les yeux

Quand j'avais fait l'plein je voyais l'pactole

Et les connaisseurs trouvaient ça curieux

Une fille de vingt ans c'est pour la romance

Et mes agréments semblaient éternels

Mais par ci par là quelques dissonances

En ont mis un coup dans mon arc-en-ciel

 

C'est là qu'j'ai laissé derrière les bouteilles

Le très petit lot de mes p'tites vertus

Un damné matelot qui n'aimait qu'l'oseille

M'en a tant fait voir que j'me r'connais plus

Oui il m'a fait voir le ciel du Mexique

Et m'a balancée par un beau printemps

Parmi les cactus dans l'décor classique

Où l'soleil vous tue comme à bout portant

 

Un coq shangaïé un soir de folie

A pris mon avenir de même qu'un cadeau

Il m'a dit "Petite il faut qu'on s'marie

Tu seras la fleur d'un joli bistrot"

De tels boniments démolissent une femme

Je m'voyais déjà derrière mon comptoir

Les flics de couleur me disaient "Madame!"

Bref je gambergeais du matin au soir

 

Mon Dieu ramenez-moi dans ma belle enfance

Quartier Saint-François au Bassin du Roi

Mon Dieu rendez-moi un peu d'innocence

Et l'odeur des quais quand il faisait froid

Faites-moi revoir les Neiges exquises

La pluie sur Sanvic qui luit sur les toits

La ronde des gosses autour de l'église

Mon premier baiser sur les chevaux d'bois







P.M. Orlan











Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 09:04

 

 













 






 

« Oh, ben maintenant, qu'il me dit comme ça en me tournant le dos, y a plus qu'à attendre... Et reste pas là dans mes pattes avec ton carnet, ta gomme et tes crayons! Tu mets du désordre dans les secondes qui passent... Nan, même là c'est encore trop près... Recule et prend des leçons…

Moi, mon petit savoir-faire, il n'est pas de capturer des bonhommes sur des morceaux de papier! Il est dans l'art d'être au monde en en faisant le moins possible...

Recule que je te dis!  Tu empêches l'air de circuler dans les feuilles. Avec ton blabla incessant tu fais des rides sur l'eau du bassin. Même le bruit du pas des femmes sur le gravier crissant tu trouves le moyen de le corrompre!... Respire moins fort ! Arrête de mettre ton carnet de croquis entre toi et le monde… Il t’a reconnu, le monde ! En tout cas, il t’a fait une place.  C’est déjà beaucoup… Il se fiche bien de toi…»

Faire trois cents bornes pour entendre des bêtises comme ça ! Brûler du gas-oil et payer des parkings en plein Paris pour que monsieur me la joue grand sage ! Merci bien ! Je le lui ai dit ! Je le lui ai même chanté ! « Ton panthéisme est décousu ! Si ça continue on verra le trou de ton… Panthéisme est décousu ! »

Il m’a regardé drôlement. Il avait l’air consterné.

J’étais bien vengé !


 








Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:38

 

 













 






 




Mission accomplie...



(private joke pour MP dite "bonne canassonne" dont l'indéfectible soutien au mauvais cheval, même dans le noir, vaut plus que tout...)







Repost 0
Published by Soluto - dans De Chine...
commenter cet article