Scènes de la vie moderne...




 




Le dessin tout entier dont quelques détails sont sur le post précédent...




Les éditions des Rêveurs vous informent que mon livre "Vies à la ligne" est disponible chez eux, dans toutes les bonnes librairies (insistez un peu!) ainsi qu'à la librairie La Galerne

Mercredi 18 novembre 2009
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Chers tous, amis, lecteurs,

C'est avec plaisir que je vous invite, samedi, à cette séance de signatures...

A tout bientôt

Soluto



 

 

 




















 













 













 













 






Sur le prochain post, vous pourrez voir le dessin d'où sont extraits ces visages...



 



Vendredi 13 novembre 2009
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Bien sûr, ils m'ont relâché... Mais je reste en observation...





Dimanche 8 novembre 2009
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Comment? ni riche, ni coquette, ni amoureuse? Ce n'est pas tout cela qu'il te faut, hein? Mais lascive, grasse, avec une voix rauque, la chevelure couleur de feu et des chairs rebondissantes. Préfères-tu un corps froid comme la peau des serpents, ou bien de grands yeux noirs, plus sombres que les cavernes mystiques? Regarde-les, mes yeux!

Antoine, malgré lui, les regarde.

Toutes celles que tu as rencontrées, depuis la fille des carrefours chantant sous sa lanterne jusqu'à la patricienne effeuillant des roses du haut de sa litière, toutes les formes entrevues, toutes les imaginations de ton désir, demande-les! Je ne suis pas une femme, je suis un monde. Mes vêtements n'ont qu'à tomber, et tu découvriras sur ma personne une succession de mystères!

Antoine claque des dents.

Si tu posais ton doigt sur mon épaule, ce serait comme une traînée de feu dans tes veines. La possession de la moindre place de mon corps t'emplira d'une joie plus véhémente que la conquête d'un empire. Avance tes lèvres! mes baisers ont le goût d'un fruit qui se fondrait dans ton coeur! Ah! comme tu vas te perdre sous mes cheveux, humer ma poitrine, t'ébahir de mes membres, et brûlé par mes prunelles, entre mes bras, dans un tourbillon...

Flaubert
La tentation de saint Antoine





Samedi 31 octobre 2009
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Quand je me suis réveillé, je n’étais plus le même homme. Mes pensées savonnaient, bavaient l’une sur l’autre, tout était confus, un peu étrange et la journée de la veille n’avait plus vraiment de réalité. Ça m’a rappelé ces années où je prenais des saloperies, où le monde virait à la faveur d’une impression, d’une émotion, d’une angoisse et où plus rien n’était stable, ni les formes, ni les couleurs, ni mon corps qui savait si bien m’inventer mes peines et mes délices…




Lundi 26 octobre 2009
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Quatre filles dans le vent, qui ne seront jamais en tête de gondoles...




Samedi 24 octobre 2009
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L’air était à bout de souffle et la poussière scintillante, soulevée par leurs pas, resta suspendue. Ils étaient là, délicieusement pris dans la lumière de l’été sans savoir s'ils avançaient ou reculaient. Le sens de l’éternité, par distraction, venait de les investir. Ils étaient délivrés…

 

Les éditions des Rêveurs m'informent que le livre "Vies à la ligne" est disponible ici et

 




Lundi 21 septembre 2009
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Allez, on rentre. Tu sais ce qui me ferait plaisir ma jolie Marthe ? Un coup de cidre et des rillettes sur du pain bis… Je te ferai ta tartine, on regardera les photos des enfants, je te raconterai les nouvelles du quartier… Et après on fera ta toilette… Avec la grosse éponge qui mousse… Je te frotterai le dos doucement en te chantant le petit bal perdu. Faudra pas crier hein… Tu choisiras une belle robe, on enfilera les chaussettes qui serrent pas et  je te mettrai ton galet dans ta poche… Comme ça tu pourras le serrer très fort pendant toute la route du retour… Et cette fois l’infirmière ne te le prendra plus. Elle a bien compris va ! On n’arrache pas des mains les cailloux blancs des vieilles femmes qui se perdent… De toute façon, te fais pas de bile… Je t’appellerai tous les deux jours et je reviendrai te chercher samedi prochain… T’en fais pas, ils sont pas près de nous avoir…




Jeudi 28 mai 2009
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