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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:35

 

 

 

 

La couverture du dernier ouvrage de Schiffter, Le charme des penseurs tristes, a tout de suite retenu mon attention. L'auteur de la photo, Nori, a su capturer, au fond d'une sorte d'entonnoir de lumière, un personnage solitaire descendant vers la mer. Un individu minuscule avançant sur une route déserte entre un château et la végétation, le masculin et le féminin, la culture, la nature... Toutes ces choses qu'on ne manque pas de projeter pour peu qu'une image somptueuse vous résiste un peu.
C'est en renonçant à examiner la photo dans le détail, et en prenant un peu de recul, que s'est levé ce pubis de lumière... Je n'ai pas pu résister. J'ai, à partir de cette photo, réalisé le montage ci-dessus.
Schiffter n'en a pas été fâché puisqu'il l'a publié sur son blog.
Vous pouvez vous lancer dans ce livre. Si d'aventure il n'était pas pour vous, vous n'y comprendriez rien et en sortiriez indemne. Mais à l'inverse, si ce texte vous trouve, il déploiera son charme et vous touchera profondément. Peut-être même durablement.
Je vous livre l'une des phrases de l'auteur que j'ai recopiée afin de ne pas la perdre trop vite "Le sentiment tragique de la vie répugne à l'esprit de sérieux, sa parodie vulgaire."

Qui dit mieux?

 

 


http://lephilosophesansqualits.blogspot.fr/

 

http://www.claudenori.com/

 

 




Soluto Schiffter Nori Quevauvillers charme penseurs tristes peinture dessin

 

 

 

Montage à partir de la couverture du dernier livre de Schiffter    

septembre 2013

...

 

 

 

 

 




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Published by Soluto - dans Textes divers...
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commentaires

Nuageneuf 25/09/2013 15:07


 


Cher Soluto, lorsque j'ai vu votre montage apparaître sur le blog de monsieur Schiffter je fus heureux de me rendre compte de la similitude d'évocation d'un pubis, à la différence que je n'y
percevais pas du tout la dimension de la lumière. J'y trouvais au contraire un spleen allemand de bord du Rhin, une lumière brouageuse (cet adjectif ne veut rien dire, il me vient ici en écrivant
pour tenter de décrire cette lumière et du coup je le tente). Au reste, l'image de la plume Sergent-Major suggérée par une de vos fidèles me sied tout particulièrement. Enfin, impossible
d'exclure Magritte évidemment. Avec toutes mes amitiés.

Soluto 26/09/2013 13:18



> Ce pubis de lumière dissimule un trou noir vers lequel, irrésistiblement, tous les regards convergent (oui, oh, pardon, j'aurais dû choisir un autre verbe.
Encore que celui-ci devrait à son tour éveiller quelques représentations...) C'est le jeu de dupes qui, au fond, fait tourner le monde... Rétines et pupilles... Le chanteur l'a dit, qui ne se
trompe jamais... Ecoutons-le:


 





Rétines et pupilles,
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
Et la vie toute entière,
Absorbés par cette affaire,
Par ce jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles.

Elles, très fières,
Sur leurs escabeaux en l'air,
Regard méprisant et laissant le vent tout faire,
Elles, dans l'suave,
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur terre,
C'est leurs robes légères.

On en fait beaucoup,
Se pencher, tordre son cou
Pour voir l'infortune,
À quoi nos vies se résument,
Pour voir tout l'orgueil,
Toutes les guerres avec les deuils,
La mort, la beauté,
Les chansons d'été,
Les rêves.

Si parfois, ça les gène et qu'elles veulent pas
Qu'on regarde leurs guiboles, les garçons s'affolent de ça.

Alors faut qu'ça tombe :
Les hommes ou bien les palombes,
Les frères, les khmers rouges,
Le moindre chevreuil qui bouge.
Fanfare bleu blanc rage,
Verres de rouge et vert de rage,
L'honneur des milices,
Tu seras un homme, mon fils.

Elles, pas fières,
Sur leurs escabeaux en l'air,
Regard implorant, et ne comprenant pas tout,
Elles, dans l'grave,
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur cette terre,
C'est leurs robes légères.

Rétines et pupilles,
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
Et la vie toute entière,
Absorbés par cette affaire,
Par ce jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
La, la, la, la, la...


 


Bien à vous et merci de vos passages. J'ai prévenu ma fidèle lectrice qu'un Nuage était passé sur sa plume. Je sais qu'elle ne manque pas de se rendre sur vos
pages...


 



Axel 25/09/2013 08:47


Cher Soluto,


 


Avant que vous l’indiquiez, Je n’avais pas songé un seul instant à imaginer ce minuscule personnage descendant vers la « mère » et noyé dans un « pubis de lumière »… 


C’est très freudien tout ça. Mais pourquoi pas.


Dans cette optique on pourrait peut-être rapprocher cette photographie d’un dessin d’Alfred Kubin : (cf. ce lien vers ligne 58)


 


http://revel.unice.fr/oxymoron/index.html?id=3275


 


A contempler cette belle couverture, au-delà d’être saisi par une ambiance empreinte de spleen, j’avais à la vérité surtout été frappé par la similarité du bâtiment perché face à la mer sur un
rocher, avec l’hôtel des tourelles au Crotoy, suspendu au-dessus de la Baie de Somme. Là où j’ai passé mes meilleures heures en compagnie des oiseaux. 





Chacun projette ce me semble ses souvenirs et nostalgies – ou ses démons sur le monde… 


Mais que reste-t-il alors du « réel » ? 


 


Bien cordialement


Axel

Soluto 26/09/2013 12:59



... L'Origine du Monde (le dessin que vous mentionnez m'y ramène)... La femme est un continent noir (Freud)... C'est la force des bonnes images que
de faire naître en nous d'audacieuses associations et d'aller caresser ce que nous enfouissons... Quant au réel (les lacaniens, parait-il, ont beaucoup à dire là-dessus) il absorbe tout et se
fiche pas mal de nous.


Votre photo me donne envie de retourner en Baie de Somme. Je vais y réfléchir...


Merci de votre passage Axel et de votre attention. Bien à vous...



F Schiffter 24/09/2013 12:27


Cher Soluto,


Quelques lectrices m'ont fait cette remarque. À vrai dire, je n'avais rien vu de tel. Mais ce pubis de lumière — quelle belle formule ! — me saute maintenant aux yeux (si je puis dire).


Encore merci pour ce montage et pour vos mots.


 


À vous,


 


Schiffter


 

Soluto 26/09/2013 12:40



> Ah, cher Schiffter, vous savez mieux que moi comment sont les lectrices! A voir ce qu'on n'a pas montré, à lire ce qu'on a pas écrit, et pourtant, souvent, avec
une acuité confondante. Belle et longue vie à ce beau livre... Au plaisir.



Milène 24/09/2013 10:54


Pour ma part, j'y avais vu... une plume Sergent-Major...

Soluto 26/09/2013 12:34



> Voici donc un lien plus direct avec l'écriture... Une plume trempée dans l'eau bleue de l'océan... Association d'idées : me reviennent quelques vers de la
Supplique de Georges Brassens...Chanson triste et drôle à la fois, au charme ineffable...Au plaisir Milène!





Trempe dans l'encre bleue du Golfe du
Lion, 


Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux
tabellion,


 Et de ta plus belle écriture,


Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon
corps,


Lorsque mon âme et lui ne seront plus
d'accord,


Que sur un seul point : la
rupture.