Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


Le Havre - Normandie - France

06 87 39 89 03


solutoblog@free.fr

Recherche


 

 

 

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

Glaces sans tain disponible ici

 

Le Dilettante

 

 

Soluto Villa Perrotte soiree accrochage exposition carpe diem peinture dessin

 

 

  Vies à la ligne disponible ici 

 

14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:05

 















Et nous nous rangions gentiment, deux par deux, sous le préau ... J'ai longtemps pensé que c'était la plus belle femme du monde . Je la mangeais des yeux et mes désirs n'étaient pas chastes. Souvent, pendant la récré, je m'adossais contre un platane, les mains dans mes poches comme un homme. Je l'observais. Elle plaisantait avec ses collègues institutrices et j'apprenais que la jalousie est une souffrance. Un jour elles ont parlé de moi en souriant. D'un doigt pointu ma maîtresse m'a fait signe de les rejoindre. Elle m'a dit: "Si un jour ta maman t'abandonne je te prendrais avec moi, mais en attendant tu peux aller jouer avec les copains...Va! Dépense toi! Oublie moi un peu..."

Le soir même je priais Dieu de toutes mes forces pour qu'il me fasse orphelin... 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Soluto - dans Textes divers...
commenter cet article

commentaires

Soluto 25/05/2010 22:45



> Allons, allons, Cécile... Celui qui fait une erreur, puis qui la regrette, souffre deux fois... Vous avez su la raconter avec assez de pudeur
pour que personne ne vous fasse le reproche d'avoir pillé la vie d'autrui... Ne vous inquiétez plus(je le veux!) et revenez bientôt...



Cécile 25/05/2010 12:17



Plusieurs jours ayant passé, je suis gênée d'avoir raconté cette histoire d'amour vraie mais vraiment délicate.



Soluto 21/05/2010 21:02



> chère Cécile, l'histoire que vous évoquez est très intéressante... Vous dites, sans doute à juste titre, qu'elle était vue d'un mauvais oeil...
Imaginez ce qu'il en aurait été si les rôles avaient été inversés, si un homme de plus de vingt ans son ainé avaient une sexualité active avec une de ses élèves de quatorze ans. L'on parlerait
immédiatement (et peut-être à juste titre)de relation perverse. Et d'ailleurs il faudrait y regarder de plus près, qui sait si ce n'était pas ça qui était en jeu dans leur histoire? Pourquoi les
femmes seraient-elles épargnées par les pulsions pédophiles? N'y a t-il vraiment rien à explorer de ce côté là?...


Par ailleurs votre histoire nous rappelle que les relations d'attachement entre personnes d'âges trop différents (ce n'est pas une découverte) vieillissent mal en
général. Qu'elles ont un prix, celui de l'ennui, de l'envie, de la lassitude, de la méfiance, de l'échappement... Comme toutes les autres? Sans doute... Mais quand la fatigue  gagne sur le
désir et que la vigueur redouble chez un partenaire l'avant goût de la mort est décidément trop puissant...


Au plaisir de vous revoir sur ces pages, chère Cécile...



Chère Cécile 20/05/2010 17:06



Cher Soluto,


hum !


A l'époque, alors âgée de 15 ans, je ne fréquentais essentiellement que des "vieux" de 18 à 20 ans. A la très grande inquiétude de mon père ... ... Il aurait donc été très malvenu (car cela
l'aurait rendu fou) d'en rajouter avec un homme d'environ 15 ans mon aîné. Cet homme, de toutes les façons, et même s'il m'aimait bien (ce qui était "un grand honneur" puisque que je ne faisais
que le "service minimum" en maths (mais j'avais tant d'autres choses à faire ...)), se souciait comme d'une guigne des "petites" puisqu'il sortait avec une vraiment très jolie professeure
d'italien du lycée voisin.


Cela dit, j'avais rencontré, au cours de mes études, un garçon qui, à 14 ans, s'était épris sincèrement et durablement de sa professeure de
français de collège (et réciproquement). La liaison, longtemps clandestine, bien évidemment, avait été et restait très compliquée. Même une fois l'âge adulte atteint ... ... Outre le fait que
notre société voit d'un mauvais oeil ces affaires de coeur hors normes ainsi que les femmes vivant avec des hommes bien plus jeunes, une femme abordant la cinquantaine n'a pas forcément les mêmes
préoccupations, désirs et angoisses qu'un garçon de moins de trente ans. Disons qu'à 50 ans, cette femme se sentait en détresse, vieillir et sentait que son compagnon la voyait vieillir voire
était tenté de regarder ailleurs ... Une histoire d'amour délicate, difficile, perturbante, belle et triste, à la fois, dont ce copain parlait peu, ou en termes voilés et pudiques.



Soluto 20/05/2010 00:48



> Chère Cécile, vous avez eu de la chance... Il aurait pu être plus incisif et plus troublant... à sa place, devant un public facile, aurais-je
su résister au plaisir de placer "Un jour nous referons le monde à notre démesure..."? Ce qui peut avoir son petit effet sur un auditoire adolescent... Mais l'heure n'était sans doute déjà plus
aux aventures à la Gabrielle Russier (tragiques, finalement...)


Venez d'où vous voulez, et passez encore par la Faune et la Flore, qui est un joli blog, mais revenez me voir... Vous êtes la bienvenue sur mes
pages...








>C'est que, chère Pouchka, le transfert est à la base de bien des apprentissages... Et si un peu de douceur, de désir s'en mêlent, pourquoi les
rejeter? Prudence toutefois, le moindre passage à l'acte, la moindre ambiguïté seraient intolérables...








> Pagnol? alors ça! mais je ne l'ai plus lu depuis le temps des dictées... Vous relancez un nom qui m'a échappé depuis trop longtemps... Je vais aller farfouiller
dans mes cartons de livres pour voir ce que j'ai encore de lui... Merci, en tout cas, Héphémères, de votre passage... Vous aussi, revenez... Et de ce pas je retourne sur vos
pages...