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Le Havre - Normandie - France

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Le Dilettante

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:48

 

 













 







 

 

 

Le profil à pointes multiples de ma grande Clothilde ressemble à la carte d’un pays imaginaire.

C’est un territoire asséché, ridé, piqué de taches rousses qui affleurent sous un terreau de poudre meuble. Des talus duveteux, poncés studieusement par des nymphes de salon, sont finement retroussés. Dans les vallées qui serpentent sous la squame flasque et translucide des larmes étirées de toxine botulinique se désagrègent. Le matin, sous ses yeux morts, des poches gorgées de sang décoloré, entre le mauve et la garance, stagnent longtemps avant de se dissoudre. Des épines d’ivoire jauni, ébréchées et renflouées d’amalgames gris perle, s'allongent sous des barrières de coraux qui s’émiettent.

Des lianes de filasse tressée, palies par le soleil amolli du Touquet Paris Plage, sont couchées sur des pavillons tourmentés aux fraîcheurs d’ombres bleues. Le lobe, qui coule sur la joue et s’affaisse, est percé d’un anneau d’or.

Sur sa face interne un prénom passé de mode fini de disparaître. 










 







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commentaires

F
<br /> <br /> Vous avez l'art du détail, cher Soluto, aussi bien à l'écrit qu'en dessin! Les deux, ici, ne font qu'un et nous disent votre gourmandise.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> > J'ai le gros appétit et du goût pour gourmander mon entourage et mes fictions (?) de papier... Merci encore, Flora, de vos venues. Votre<br /> fidélité, qui ne semble pas vouloir céder, me fait plaisir. Revenez...<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> Cher Monsieur Soluto, accepteriez-vous de faire un croquis de cette rencontre ?<br /> <br /> <br /> Bien à vous.<br /> <br /> <br /> Alfonso<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> > Cher Alfonso... Je ne saisis pas bien votre demande. Qu'attendez-vous de moi et pour quelle somme? Si vous vouliez bien me formuler justement<br /> votre requête en message privé, vous m'arrangeriez...<br /> <br /> <br /> Mais enfin pourquoi parlé-je de prix? Parce que les journées sont courtes pour ceux qui en regardent avec attention les pleins et les déliés. Je fais partie de cette<br /> mauvaise troupe qui n'acceptent de distraire leur paresse que correctement rétribué (je sais cependant rester abordable...) J'ai déjà beaucoup à ne pas faire. N'allons pas en rajouter.<br /> <br /> <br /> Il y a belle lurette que je ne suis plus flatté par le croquis qu'on me sollicite. Je sais que le commun voit le faiseur de miquets comme un bon gars dont le petit<br /> talent se paie d'un mot ou d'un sourire vaguement épaté. Mais on ne peut pas se montrer indéfiniment complice du galvaudage. Tenez, j'ai une pensée désolée pour ces dessinateurs en dédicaces, qui<br /> ont devant leur table des lecteurs à la queue leu leu qui attendent un crobard à la six quatre deux... Ils voulaient faire l'artiste et ils se retrouvent à l'usine... (Vous murmurez cervitude<br /> volontaire?... vous n'avez pas tort et nous nous comprenons enfin...)<br /> <br /> <br /> Alfonso, pour tout dire, vous tombez mal. Entre ceux qui réclament des dessins pour des affiches à l'oeil, ceux qui veulent des oeuvres gratos (qu'ils tenteront de<br /> vendre) pour des assos charitatives et les amis qui se font piller joyeusement il y a une place pour un billet d'humeur...Toute la considération que j'ai pour vous et pour le récit de Monsieur<br /> Schiffter n'est pas en cause, cela va sans dire...<br /> <br /> <br /> Maintenant, si on débride les morlingues, pour sûr, il y a moyen de causer...<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Et bien dites donc, moi qui trouvais ce dessin<br /> intéressant : l’intense souffrance retenue de l’arbitre de chaise. Je vous croyais plus indulgent envers les travers physiques qu’involontairement nous exhibons ; quitte à être sévère<br /> pour nos vices cachés. Pauvre Clothilde ! Qu’a-t-elle donc pu faire pour mériter une observation si méticuleuse de son visage. Votre loupe est cruelle et vos traits (de flèche) n’ont rien<br /> pardonné pas aux siens (de traits). Mais pourquoi pas. De toute façon moi ce qui m’insupporte ce sont les gens qui portent simultanément lunette et chapeau, je n’aime pas les redondances.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> > Cher Klaudandreson, je l'aime ma grande Clo, et vous ne me fâcherez avec elle! Meuh non, j'ai pas été vache... Je l'ai juste regardée d'un peu<br /> près et je me suis laissé entrainé par les mots... Vous savez ce que c'est! on peaufine son petit texte, une phrase en amène une autre! on est content d'une formule mais il faut l'accorder au<br /> reste du paragraphe et en définitive on en dit plus long (et plus juste) que ce qu'on voulait dire!<br /> <br /> <br /> Je me souviens de son mari (elle est veuve depuis treize ans) et le bougre, figurez-vous, portait à la fois des bretelles et une ceinture... Il aura<br /> déteint...<br /> <br /> <br /> Bien à vous et au plaisir...<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> <br /> Félicitations pour la finesse de votre trait. Elle est rhabillée Clothilde (avec un H vraiment?) ou plutôt scannée au micron près. C'est une attaque chirurgicale sur le théâtre des opérations.<br /> D'une certaine manière, je trouverais malgré tout une certaine beauté à ce pathétique état des lieux. Mais enfin, nous en prenons aussi le chemin. Gosh !<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> > Eh oui... Je l'ai appelée et c'est bien avec un "h"...<br /> <br /> <br /> Qu'on ne se trompe pas, je n'ai aucune acrimonie, ni même aucune ironie à son égard. Disons que je m'amuse bien volontiers de ses efforts pour rester dans une course<br /> qu'elle s'invente par pure distraction (ah la vacuité des riches...) Je l'apprécie comme elle est. Chacun de ses propos évoque en filigrane la dégradation des corps. Elle s'apprête, fait du<br /> sport, de la piscine, de la randonnée, mange des salades insipides, a renoncé aux hommes car "à un certain âge on n'a plus à imposer à un bonhomme un ventre mou et des seins dégoulinants sous une<br /> peau fripée"<br /> <br /> <br /> Chacun d'entre nous négocie avec la mort. Elle, elle croit pouvoir la duper plus longtemps que les autres. Grand bien lui fasse...<br /> <br /> <br /> Et vous avez raison. D'une certaine façon elle est très belle et mes lecteurs habituels savent la tendresse que j'accorde aux roses fanées (Ah la chanson de<br /> Dutronc)...<br /> <br /> <br /> Au plaisir énigmatique "V." Revenez bientôt...<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> <br /> La voilà habillée pour l'hiver !<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> > Ben faut pas trop s'inquiéter! L'hiver elle migre au bord de piscines dans des pays dont elle ne voit rien... La grand Clo, son charme, c'est de se moquer de ce<br /> qu'on dit d'elle! A bientôt Hub...<br /> <br /> <br /> <br />