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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 16:00










Oh la dure de soirée! Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas bu comme des brutes ainsi… Je sais pas où il avait dégoté ses cubitainers le Antoine mais c’était du bon… Du Faugères, parait-il… Connaissais pas… J’avais envie d’une soirée comme ça, un peu brutale question bibine et très chaleureuse question causette. On était le bon nombre ; quatre gars, quatre filles… On se connaît depuis vingt piges (sauf un, qui a rejoint le groupe en faisant affaire avec Laura, qu’était bien plus mal lotie avant avec son drôle de sournois jaloux…) Nos enfants ont tous à peu près le même age. On se les est trimbalés en couffins, en poussettes… On les a vu pousser comme des champignons, se décoller de nos basques, tracer leur début de route, et maintenant on y est ! On se retrouve enfin comme avant ! Sans gamins dans nos pattes à ramener endormis et enroulés dans des couvertures usées… Les voilà ados. Ils préfèrent MSN et les copains idiots. Nous boudent enfin ! Il était temps… Pendant le repas j’étais encore à côté de Catherine. On s’aime bien. Un moment elle s’est mise en tête de m’expliquer que même à l’approche de la cinquantaine les femmes ont des désirs sexuels, comme les hommes. Je faisais des oui oui de la tête, pour la faire taire, parce qu’elle me faisait rater une discussion importante, qui animait le restant de la tablée, sur le nouveau président. Peine perdue ! Elle était convaincue, ne voulait pas en démordre… J’avais beau dire que j’étais d’accord avec sa merveilleuse découverte, que je n’avais jamais pensé autrement et qu’on pouvait passer à la politique intérieure, rien à faire ! Pour être plus persuasif je l’ai cadrée en gros plan. Mes yeux dans les siens, qu’elle avait, faut concéder, bien explosés… Je me suis senti menacé… Je suis allé remplir la carafe en cuisine pour faire diversion. Je me suis un peu attardé et Antoine m’a rejoint. Il m’a expliqué un truc au niveau des ateliers d’ergothérapie de l’hôpital qui m’a bien fait rire. Sur son frigo il y avait un bouquin de Coe, il en a (bien) parlé et j’étais content. C'est-à-dire qu’à ce moment-là j’ai eu conscience de mon bien-être. J’ai même cessé d’entendre ce qu’il disait pour écouter le doux silence de ma tranquillité d’âme. Puis j’ai raccroché la conversation, on a trinqué et on est retourné dans la salle. Catherine, cette fois, haranguait Suzette, Caroline et Laura sur les vertus du string. La vilaine faisait des procès d’intention sur les tenues pseudo vieillottes de nos légitimes… Je sentais qu’on n’était pas prêts de remettre le cap sur Sarko… Ensuite la soirée a continué de rouler sur le pire et le meilleur. Jusqu’à trois heures et des broquilles. Mais ce matin, j’avais mal aux cheveux… Un gramme de paracétamol et du citrate de bétaïne m’ont remis d’équerre…

A dix heures j’étais opérationnel…

 

 


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Published by Soluto - dans Textes divers...
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commentaires

Tiffauges 14/06/2007 23:57

"- Moi non plus, je ne m'en souviens pas très bien', dit Paul. Et il ajouta, conscient de dire une banalité : 'On a fait du chemin depuis'.- Je me demande si tu as eu raison de me sauver, dit Rolf à brûle-pourpoint.- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Paul, sincèrement choqué.- Le caractère sacré de toute une vie humaine... murmura rêveusement Rolf. Je n'ai jamais bien compris cette notion. Ou plutôt je n'y ai jamais adhéré. Il faut croire que mon éthique personnelle a toujours tendu vers l'utilitarisme. Quand tu t'es précipité dans l'eau pour me sauver, tu as agi sans réfléchir, par réflexe animal. Je me demande si j'en aurais fait autant.- Quand on voit quelqu'un se noyer, rétorqua Paul, on ne se demande pas s'il mérite d'être sauvé. On ne passa pas dix minutes à évaluer sa contribution à l'humanité. D'ailleurs, on n'a pas le temps. Alors on plonge et on y va."
Le cercle fermé, Jonathan Coe

Milᅵne 14/06/2007 18:43

ah, ben je ne regrette pas de ne pas avoir d'amis et encore moins de Catherine trés proche !

chambrun 14/06/2007 18:37

La peinture est jolie. Le texte aguicheur me laisse sur ma faim... Catherine aussi peut-être.